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The Quetzal.
 
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THE QUETZAL, KING OF THE BIRDS

In Central America, from Southern Mexico to Panama, lives one of the most splendid birds on the planet, and also one of the least known.
A magnificent gauge of the state of health of its ecosystem, the quetzal still haunts the dense highland tropical forests of Costa Rica. A portrait of one of the most extravagant treasures of our biodiversity…
Legend has it that, once upon a time, the proud and ambitious quetzal wanted to be king! He bedecked himself with the finest feathers taken from the other birds. Maya priests used them to decorate their costumes. Moreover, “ quetzalli “ means beautiful in their language! At that time the bird was sacred, its feathers were more valuable than gold, and killing them was considered a capital crime.
Today, the Maya civilisation has long disappeared from Central America… and the quetzal population is dwindling at the same unrelenting pace as deforestation. The national emblem of Guatemala, whose currency also takes its name from the bird, the quetzal has all but disappeared from its forests.
Costa Rica is home to one of its five subspecies, the Resplendent Quetzal (Pharomachrus mocinno). Most of its body is a blaze of green, which contrasts strikingly with its vermillion red breast. The male flaunts two long rectrices, again green, forming a train sometimes greater than one metre in length, which is two to three times the size of the bird itself.
And a king must have a kingdom: the Talamanca mountain range, which reaches 3800 metres at its highest point, better known as the Cerro de la Muerte (Mountain of Death). Quetzals are spoilt for choice when it comes to gorging themselves on aguacatillo, the fruit of an avocado tree belonging to the laurel family, their favourite repast, which accounts for eighty percent of an adult’s diet. The rest is made up of a multitude of other varieties of fruit, insects, various invertebrates, small lizards and frogs. By regurgitating the fruit stones, the quetzal inseminates and propagates new shoots, which contribute to regenerating the forest.
The end of December brings the start of the mating season. Dressed in wedding attire, the male redoubles its displays of air acrobatics and stationary flight. It is then that the long, oversized and cumbersome tail feathers play the star role in the act of seduction.
The couple then goes in search of a nest, a hollowed out cavity in the rotten wood of a dead tree, usually the same one, year after year. If a stone marten or a tayra can’t find its nest, a young fledgling or two will soon be taking wing…
It is estimated that, at most, 600 to 900 quetzal couples remain In Costa Rica. The bird’s status in Appendix I of CITES, along with its ranking on the IUCN’s sinister red list of endangered species, seem to weigh heavily on the side of an uncertain future.

Text and photos: Christine & Franck Dziubak
Report from: Guatemala and Costa Rica


QUETZAL, L’OISEAU ROI

En Amérique centrale, du sud du Mexique au Panama, vit l’un des plus magnifiques oiseau de la planète, l’un des plus méconnu aussi.
Formidable indicateur de la santé de son écosystème, le Quetzal hante encore les denses forêts tropicales d’altitude du Costa Rica. Portrait de l’un des plus extravagants joyaux de notre biodiversité…
Une légende conte que jadis, le Quetzal, fier et ambitieux, voulut devenir roi ! Il se para des plus belles plûmes qu’il prit aux autres oiseaux. Les prêtres Mayas les utilisaient pour orner leurs parures. D’ailleurs, « quetzalli », dans leur langue, signifiait beau ! L’oiseau était alors sacré, ses plûmes avaient plus de valeur que l’or et le tuer était considéré comme un crime capital.
Aujourd’hui, la civilisation Maya à depuis longtemps disparu d’Amérique centrale… et les populations du Quetzal s’effritent au rythme inlassable de la déforestation. Emblème du Guatemala, qui à d’ailleurs donné son nom à sa monnaie, le Quetzal a quasiment disparu de ses forêts.
C’est au Costa Rica que l’ont trouve l’une des cinq sous-espèces, le Quetzal resplendissant (Pharomachrus mocinno). C’est un oiseau paré de vert sur la majeure partie du corps qui contraste de façon saisissante avec un poitrail rouge vermillon. Les mâles arborent deux longues rectrices, également vertes, formant une traîne qui dépasse parfois le mètre de longueur, ce qui représente deux à trois fois la taille de l’oiseau.
Le roi a son royaume, la cordillère de Talamanca qui culmine à 3800 mètres, mieux connu sous le nom de Cerro de la muèrte (pic de la mort). Les quetzals n’ont que l’embarras du choix pour se gaver de l’aquacatillo, fruit d’un avocatier appartenant à la famille du laurier, son met favori, qui constitue quatre vingt pour cent du repas d’un adulte. Le reste de son alimentation est constitué d’une multitude d’autres variétés de fruits, d’insectes, de divers invertébrés, de petits lézards et autres grenouilles. En régurgitant les noyaux des fruits, le Quetzal ensemence et propage de nouvelles pousses qui participent à régénérer la forêt.
Fin décembre sonne le début des amours. En guise de parade nuptiale, le mâle multiplie les acrobaties aériennes puis le vol stationnaire. Ses longues caudales encombrantes et démesurées jouent alors pleinement leur rôle dans le jeu de la séduction.
Puis le couple se met en quête d’un nid, une cavité creusée dans le bois pourri d’un arbre mort, généralement le même d’une année sur l’autre. Si une fouine ou un tayra ne trouve pas le nid, un ou deux oisillons prendront bientôt leur envol…
Au Costa Rica, on estime qu’il reste entre 600 et 900 couples de Quetzal tout au plus. Son statut à l’annexe I de la CITES, pas plus que son classement sur la sinistre liste rouge des espèces en voie de disparition de L’UICN, ne semble peser lourd face à un avenir incertain.

Texte et photos Christine & Franck Dziubak
Lieu du reportage : Costa Rica et Guatemala.