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Reportages photo
Photographes indépendants exerçant ce métier depuis une dizaine d’années, Christine et Franck Dziubak sont passionnés par les animaux, la nature et les voyages. Ils aiment observer la faune et la flore, étudier le comportement des espèces et les photographier, ce qui représente pour eux un art de vivre.
Ils se consacrent à la réalisation de reportages animaliers, essentiellement en Amérique Centrale, et sont fascinés par la forêt tropicale et la richesse de cette biodiversité.
 
RIO CELESTE : A seulement 16 Km. du Tenorio Lodge, dans le Parc National Volcan Tenorio, vous emprunterez un sentier de 1,5 Km. qui serpente à travers la forêt. Puis après une descente de 700 mètres par des escaliers escarpés creusés à flanc de colline, vous arriverez à la fameuse chute du Río Celeste. Ce flot torrentueux semble jaillir de la forêt avant de se briser 20 mètres plus bas dans une cuvette dont l’eau encore bouillonnante couleur des plus beaux ciels d’été vous arrachera des expressions spontanées d’émerveillement.
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QUETZAL - L'OISEAU ROI : En Amérique centrale, du sud du Mexique au Panama, vit l’un des plus magnifiques oiseau de la planète, l’un des plus méconnu aussi.
Formidable indicateur de la santé de son écosystème, le Quetzal hante encore les denses forêts tropicales d’altitude du Costa Rica. Portrait de l’un des plus extravagants joyaux de notre biodiversité…
Une légende conte que jadis, le Quetzal, fier et ambitieux, voulut devenir roi ! Il se para des plus belles plûmes qu’il prit aux autres oiseaux. Les prêtres Mayas les utilisaient pour orner leurs parures. D’ailleurs, « quetzalli », dans leur langue, signifiait beau ! L’oiseau était alors sacré, ses plûmes avaient plus de valeur que l’or et le tuer était considéré comme un crime capital. Aujourd’hui, la civilisation Maya à depuis longtemps disparu d’Amérique centrale… et les populations du Quetzal s’effritent au rythme inlassable de la déforestation. Emblème du Guatemala, qui à d’ailleurs donné son nom à sa monnaie, le Quetzal a quasiment disparu de ses forêts.
C’est au Costa Rica que l’ont trouve l’une des cinq sous-espèces, le Quetzal resplendissant (Pharomachrus mocinno). C’est un oiseau paré de vert sur la majeure partie du corps qui contraste de façon saisissante avec un poitrail rouge vermillon. Les mâles arborent deux longues rectrices, également vertes, formant une traîne qui dépasse parfois le mètre de longueur, ce qui représente deux à trois fois la taille de l’oiseau.
Le roi a son royaume, la cordillère de Talamanca qui culmine à 3800 mètres, mieux connu sous le nom de Cerro de la muèrte (pic de la mort). Les quetzals n’ont que l’embarras du choix pour se gaver de l’aquacatillo, fruit d’un avocatier appartenant à la famille du laurier, son met favori, qui constitue quatre vingt pour cent du repas d’un adulte. Le reste de son alimentation est constitué d’une multitude d’autres variétés de fruits, d’insectes, de divers invertébrés, de petits lézards et autres grenouilles. En régurgitant les noyaux des fruits, le Quetzal ensemence et propage de nouvelles pousses qui participent à régénérer la forêt.
Fin décembre sonne le début des amours. En guise de parade nuptiale, le mâle multiplie les acrobaties aériennes puis le vol stationnaire. Ses longues caudales encombrantes et démesurées jouent alors pleinement leur rôle dans le jeu de la séduction.
Puis le couple se met en quête d’un nid, une cavité creusée dans le bois pourri d’un arbre mort, généralement le même d’une année sur l’autre. Si une fouine ou un tayra ne trouve pas le nid, un ou deux oisillons prendront bientôt leur envol…
Au Costa Rica, on estime qu’il reste entre 600 et 900 couples de Quetzal tout au plus. Son statut à l’annexe I de la CITES, pas plus que son classement sur la sinistre liste rouge des espèces en voie de disparition de L’UICN, ne semble peser lourd face à un avenir incertain.
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CENTRE DE SAUVEGARDE LAS PUMAS : Le centre de sauvegarde "Las Pumas", créé dans les années 60 par Dona Lilly Bodmer Hagnauer, est un des centres du Guanacaste ou l'on peut observer des animaux sauvages, en captivité et l'unique endroit regroupant les 6 espèces de felins du Costa Rica. Le centre de sauvegarde recoit tous les types d'animaux: ceux qui sont saisis par les autorités, apportés par leur propriétaires ou receuillis sur les routes. Le centre s'occupe de ces animaux et, si possible les réintroduit dans leur habitat naturel. S'ils ne peuvent être liberés, le centre leur fournit un abri, simulant le plus possible leur habitat naturel. La Fondation Hagnauer, institution à but non lucratif, a été fondée en 2003, avec objectif de poursuivre la conservation et la préservation de la faune et de la flore inicié par Dona Lilly Bodmer Hagnauer. Depuis 1960, elle eu une vision futuriste en projetant la conservation des espèces de plantes et animales natives des forêts sèches de la région. Actuellement, la fondation encourage l'éducation et la prise de conscience du public de l'importance de la protection de l'environnement. Les animaux maintenus au centre donnent l'opportunité aux visiteurs d'acquérir des connaissances sur la faune sauvage et les sensibilises au fait de ne pas acquérir des animaux sauvages.
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LE ARA MACAO, LA LIBERTé RETROUVéE AU COSTA RICA. : L’ara Macao vit à l'état sauvage plus de 60ans et mesure 80 cm. Son alimentation se compose de plus de 40 variétés de fruits, de noix et de graines que son bec, extrêmement puissant, n’a aucune difficultés à briser. Outil multifonction, il lui sert aussi à se déplacer dans les arbres pour atteindre plus aisément ses nourritures favorites. Comme la plupart des perroquets, il est fortement menacé de disparition…
La déforestation des forêts tropicales sèches au Costa Rica, dans les années 50, a réduit considérablement le territoire des Aras macao. Il n’existe plus aujourd'hui que quelques maigres parcelles ou l'on peut encore observer, à l'état sauvage, ces superbes perroquets aux couleurs vives, rouge, jaune et bleu. Outre les menaces qui pèsent sur lui, comme la chasse et le braconnage, l’ara rouge a bien du mal à s’adapter à la transformation de son environnement. Une association non gouvernementale Costaricienne, "Amigos de Las Aves"( les amis des oiseaux), œuvre à sa sauvegarde. A sa tête, Margot et Richard Frisius, installés maintenant depuis 25ans au Costa Rica. En 1986, ils ont été les tout premiers aviculteurs costariciens à réaliser une prouesse, faire naître des Aras en captivité…
Au centre « flor de mayo », proche de la capitale San José, Margot et Richard recueillent près de 300 Aras blessés, victime de maltraitances, abandonnés ou confisqués. Aidés d’une équipe de volontaires et de permanents de toutes nationalités, ils travaillent à l'étude, la sauvegarde… et au pari fou de la réintroduction dans l’environnement naturel. L'objectif avoué est de voir l’espèce se reproduirent à nouveau, sans assistance humaine, dans le milieu sauvage.
Par ramification, d’autres programmes de réintroduction ont vu le jour dans 3 sites au Costa Rica. L'un d'entre eux, le premier et le plus ancien, a pour cadre la réserve privée de Curû (Refugio Nacional de Vida Silvestre) au sud de la péninsule de Nicoya. Trente ans plus tôt, la population de Aras Macao y avait totalement disparu !. Sur ce site d'une superficie de 1500 hectares, un premier groupe d’Aras a été réintroduit avec succès en 1999. En 2002, un deuxième programme de réintroduction a vu le jour dans le sud du pays non loin de Punta Banco. Etudiés de près par des biologistes et de jeunes chercheurs, leurs comportements sont désormais mieux connus ainsi que leur mode alimentaire, promesse de succès des opérations futures !
A Curu aujourd'hui, une dizaine d’Aras Macao a retrouvé son indépendance, des couples se sont formés. La reproduction de l'un d'entre eux est en bonne voie et le rêve, pas si insensé, de Margot et de Richard est en passe de se réaliser"…
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